Sur le volet ressources : pour « isolation par l'intérieur à Soues », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Amortissement à Soues : le poste de 10 900 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 545 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Soues, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 10 900 € comme l'ITI, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Le solde se finance : à Soues, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITI contribue déjà à 1 700 € d'économie annuelle attendue.
La part de propriétaires occupants — 90 % à Soues — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation par l'intérieur, soit environ 46 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Soues, la part de maisons atteint 98 % du parc (50 logements). Pour l'isolation par l'intérieur, cela signifie que la perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 090 € à 2 180 € sur le chiffrage retenu à Soues — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Contexte urbain à Soues : 51 résidences principales pour 124 habitants. Sur l'isolation par l'intérieur, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.