Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Sombrin, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 185 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC des Campagnes de l'Artois, de l'ordre de 92 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sombrin, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
À la réception à Sombrin, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Exigence opposable à Sombrin : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Sombrin, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Sombrin, en zone H1a, cela ramène 10 982 à 16 473 kWh par an, valorisés 1 179 € à 1 769 € au tarif conventionnel 2026.
La part de propriétaires occupants — 88 % à Sombrin — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 81 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur le cas type retenu à Sombrin — 110 m² en zone H1a — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 43 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 946 000 € et 1 935 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Sombrin correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.