La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Sollacaro le montrent nettement. On relève 70 % de propriétaires occupants, 77 % de maisons individuelles, 24 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sollacaro est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Sollacaro, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le cas type retenu à Sollacaro — 100 m² en zone H3 — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 77 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 1 694 000 € et 3 465 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Une moyenne de 1.90 personne(s) par logement à Sollacaro : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 2 579 500 € TTC à Sollacaro, cela correspond à environ 134 476 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Amortissement à Sollacaro : le poste de 2 579 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 128 975 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Sollacaro est les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 6449 % du montant plafonné retenu à Sollacaro. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 257 950 € à 515 900 € sur le chiffrage retenu à Sollacaro — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.