Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Sode, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 1 diagnostics publiés par l'ADEME, 89 % de maisons individuelles, 1.64 personne(s) par logement, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sode est crédible.
Trésorerie du projet à Sode : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Sode : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la remise à niveau d'un logement mis en location ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Sode, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Exigence opposable à Sode : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Sur la facture, ce poste vaut 922 € à 1 383 € par an à Sode : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 12 873 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 91 DPE pour 1 000 résidences principales à Sode (1 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Sode. Le logement loué pesant environ 167 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.