La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Silhac. On relève un rattachement intercommunal à CA Privas Centre Ardèche, 59 diagnostics publiés par l'ADEME, 407 habitants, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Silhac est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Silhac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 59 DPE publiés par l'ADEME à Silhac, soit 312 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Sur la facture, ce poste vaut 1 125 € à 1 687 € par an à Silhac : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 709 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1c.
À la réception à Silhac, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Silhac suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 881 000 € revient à 144 050 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le parc local commande la faisabilité : sur 189 résidences principales, on estime 184 maisons individuelles (97 %) à Silhac. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Silhac est les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 288 100 € à 576 200 € sur le chiffrage retenu à Silhac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.