Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Signes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté éligibilité : pour « installation pompe à chaleur à Signes », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La logistique dépend de la densité : 3 126 habitants pour 1 327 résidences principales à Signes. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Signes : que un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ figure au devis, que un frigoriste RGE QualiPAC soit qualifié RGE à la date de signature, et que la fiche d'équilibrage hydraulique des émetteurs soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Combien de logements concernés ? À Signes, 93 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (7 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'installation d'une pompe à chaleur air/eau produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 387 DPE pour 1 000 résidences principales à Signes (513 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un frigoriste RGE QualiPAC et donc la date de démarrage possible pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau.
Trésorerie du projet à Signes : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels la PAC air/eau participe.
Point de vigilance financier à Signes : le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 080 € à 2 160 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le choix du scénario change l'assiette : à Signes, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la PAC air/eau chiffré autour de 10 800 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.