Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Sierentz, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Sierentz, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 23 940 € pour l'isolation thermique par l'extérieur à Sierentz, soit 1 197 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 3,7 m².K/W sur mur soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Sierentz relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation thermique par l'extérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Côté performance, l'isolation thermique par l'extérieur pèse pour 20 à 30 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Sierentz en zone H1b, cela représente entre 5 491 et 8 236 kWh évités par an, soit 590 € à 885 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Statut d'occupation à Sierentz : 1 114 logements occupés par leur propriétaire, soit 58 % du parc. La décision d'engager l'isolation thermique par l'extérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 394 € à 4 788 € sur le chiffrage retenu à Sierentz — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 455 DPE pour 1 000 résidences principales à Sierentz (876 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un façadier RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation thermique par l'extérieur.