Ce que ces chiffres disent du potentiel : un bassin de travaux structuré autour de CC de la Vallée d'Ossau, 190 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 196 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sévignacq-Meyracq, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Sévignacq-Meyracq, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 3 115 500 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Sévignacq-Meyracq, soit 155 775 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 3 115 500 € TTC à Sévignacq-Meyracq, cela correspond à environ 162 419 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Sévignacq-Meyracq relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur la facture, ce poste vaut 1 109 € à 1 664 € par an à Sévignacq-Meyracq : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 491 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
La part de propriétaires occupants — 76 % à Sévignacq-Meyracq — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 176 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur le cas type retenu à Sévignacq-Meyracq — 115 m² en zone H2c — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 93 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 2 046 000 € et 4 185 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 311 550 € à 623 100 € sur le chiffrage retenu à Sévignacq-Meyracq — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.