L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation par l'extérieur à Sète », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 5 129 maisons individuelles, environ 11 383 logements occupés par leur propriétaire, 9 673 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 40 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sète, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le choix du scénario change l'assiette : à Sète, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITE chiffré autour de 21 850 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Ne signez rien avant l'accord : sur l'isolation thermique par l'extérieur à Sète, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 185 € à 4 370 € sur le chiffrage retenu à Sète — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Sète relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation thermique par l'extérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur la facture, ce poste vaut 484 € à 726 € par an à Sète : l'isolation thermique par l'extérieur couvre 20 à 30 % des consommations, soit 6 764 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
Combien de logements concernés ? À Sète, 9 673 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (40 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'isolation thermique par l'extérieur produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Planning réaliste à Sète : quatre à sept semaines d'intervention pour un façadier RGE sur l'isolation thermique par l'extérieur. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.