Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « sortie passoire thermique à Serres-sur-Arget », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Serres-sur-Arget. On relève 2.33 personne(s) par logement, 79 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CA L'Agglo Foix-Varilhes, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Serres-sur-Arget est crédible.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 369 DPE pour 1 000 résidences principales à Serres-sur-Arget (130 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Trois pièces décident du versement à Serres-sur-Arget : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Serres-sur-Arget, en zone H2c, cela ramène 11 127 à 16 073 kWh par an, valorisés 1 195 € à 1 726 € au tarif conventionnel 2026.
Amortissement à Serres-sur-Arget : le poste de 2 614 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 130 725 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Serres-sur-Arget correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La part de propriétaires occupants — 79 % à Serres-sur-Arget — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 279 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le parc local commande la faisabilité : sur 352 résidences principales, on estime 325 maisons individuelles (92 %) à Serres-sur-Arget. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.