Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Serre-les-Moulières. On relève 87 % de propriétaires occupants, 186 habitants, 75 résidences principales recensées, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Serre-les-Moulières est crédible.
Sur la facture, ce poste vaut 1 234 € à 1 851 € par an à Serre-les-Moulières : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 17 236 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1c.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 2931 % du montant plafonné retenu à Serre-les-Moulières. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le parc local commande la faisabilité : sur 75 résidences principales, on estime 75 maisons individuelles (100 %) à Serre-les-Moulières. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Serre-les-Moulières, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
La logistique dépend de la densité : 186 habitants pour 75 résidences principales à Serre-les-Moulières. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la remise à niveau d'un logement mis en location, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 117 250 € à 234 500 € à Serre-les-Moulières, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Serre-les-Moulières, sur une base de 115 m² en zone H1c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 35 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 770 000 € à 1 575 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.