Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Serpaize, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale à Serpaize. On relève 2 091 habitants, 85 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CA Vienne Condrieu, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Serpaize est crédible.
Trois pièces décident du versement à Serpaize : le devis portant un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle, l'attestation RGE de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et la levée des réserves lot par lot. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Serpaize — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 691 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'écart entre profils est considérable à Serpaize : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un programme voté en assemblée générale, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour un programme voté en assemblée générale à Serpaize est un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Serpaize, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 1 897 500 € comme le programme collectif, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 189 750 € à 379 500 € à Serpaize, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 4744 % du plafond applicable à Serpaize pour le programme collectif. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.