La zone climatique fixe la résistance thermique cible en toiture, poste dominant du bilan de déperdition, et les données de Sénestis le montrent nettement. On relève 88 % de propriétaires occupants, 16 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.50 personne(s) par logement, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sénestis est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 200 DPE pour 1 000 résidences principales à Sénestis (16 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un isolateur RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation des combles.
La part de propriétaires occupants — 88 % à Sénestis — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 70 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Point de vigilance financier à Sénestis : la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 345 € à 690 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Sénestis, les combles en absorbe environ 9 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 553 € à 2 760 € selon la catégorie de ressources.
À l'échelle intercommunale, à Sénestis relève de CA Val de Garonne Agglomération. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation des combles et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Le parc local commande la faisabilité : sur 80 résidences principales, on estime 80 maisons individuelles (100 %) à Sénestis. La ventilation de la sous-face de couverture y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation des combles.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur l'isolation des combles chiffré 3 450 € TTC à Sénestis, cela correspond à environ 180 € de taxe, contre le triple au taux normal.