L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Sempy », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Sempy. On relève 2.70 personne(s) par logement, 120 résidences principales recensées, 324 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sempy est crédible.
L'écart entre profils est considérable à Sempy : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.70 personne(s) par résidence principale à Sempy, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 120 m², que la remise à niveau d'un logement mis en location doit être dimensionné.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Pas-de-Calais. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Sempy, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Sempy correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Sur le cas type retenu à Sempy — 120 m² en zone H1a — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 53 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 1 166 000 € et 2 385 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 177 550 € à 355 100 € à Sempy, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Sempy compte 324 habitants et 120 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.