Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Selles », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le cas de référence retenu ici porte sur 125 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 17 200 kWh par an, soit près de 1 850 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 254 600 € à 509 200 € à Selles, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Selles, en zone H1b, cela ramène 12 509 à 18 764 kWh par an, valorisés 1 343 € à 2 015 € au tarif conventionnel 2026.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Selles, en zone H1b, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 6365 % du plafond applicable à Selles pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Sur le cas type retenu à Selles — 125 m² en zone H1b — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 76 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 1 672 000 € et 3 420 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Selles, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Selles, la part de maisons atteint 100 % du parc (161 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.