à Séez, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 2 459 habitants, 67 % de propriétaires occupants, 51 % de maisons individuelles, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Séez est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Séez. Le logement loué pesant environ 11 457 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 11 457 000 € TTC à Séez, cela correspond à environ 597 284 € de taxe, contre le triple au taux normal.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 399 DPE publiés par l'ADEME à Séez, soit 345 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 145 700 € à 2 291 400 € sur le chiffrage retenu à Séez — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Séez suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 11 457 000 € revient à 572 850 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Structure du parc de Séez : 51 % de maisons individuelles, soit environ 595 logements sur 1 158 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Séez, élargir la consultation à l'ensemble du département (Savoie) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.