La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Schnersheim le montrent nettement. On relève 78 % de propriétaires occupants, 83 % de maisons individuelles, 161 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Schnersheim est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Schnersheim, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le parc local commande la faisabilité : sur 699 résidences principales, on estime 577 maisons individuelles (83 %) à Schnersheim. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Sur la facture, ce poste vaut 1 450 € à 2 094 € par an à Schnersheim : la sortie d'une étiquette F ou G couvre 45 à 65 % des consommations, soit 19 500 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1b.
Base ADEME : 161 diagnostics enregistrés à Schnersheim, soit un taux de 230 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un accompagnateur agréé et un groupement RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la sortie d'une étiquette F ou G (quatre à huit mois, audit compris).
Solde du dossier à Schnersheim : la pièce déterminante est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Statut d'occupation à Schnersheim : 547 logements occupés par leur propriétaire, soit 78 % du parc. La décision d'engager la sortie d'une étiquette F ou G y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Schnersheim, la sortie de passoire en absorbe environ 4046 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la sortie d'une étiquette F ou G. À Schnersheim, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.