Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Schœnbourg, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Schœnbourg, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 366 habitants, un rattachement intercommunal à CC de Hanau-La Petite Pierre, 91 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Schœnbourg est crédible.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 20 DPE publiés par l'ADEME à Schœnbourg, soit 120 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Schœnbourg est rattachée à CC de Hanau-La Petite Pierre. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la remise à niveau d'un logement mis en location et signalent les dispositifs locaux cumulables.
L'écart entre profils est considérable à Schœnbourg : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Schœnbourg : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Structure du parc de Schœnbourg : 96 % de maisons individuelles, soit environ 160 logements sur 167 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Le choix du scénario change l'assiette : à Schœnbourg, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 2 613 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 261 300 € à 522 600 € à Schœnbourg, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.