Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Sannes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « isolation par l'intérieur à Sannes », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dans l'ordonnancement du chantier à Sannes, l'isolation par l'intérieur mobilise un plaquiste RGE pendant deux à quatre semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Pour l'isolation par l'intérieur à Sannes, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
Structure du parc de Sannes : 70 % de maisons individuelles, soit environ 84 logements sur 121 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation par l'intérieur, le poids réel de la perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité dans les projets déposés.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 256 DPE pour 1 000 résidences principales à Sannes (31 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.
Statut d'occupation à Sannes : 75 logements occupés par leur propriétaire, soit 62 % du parc. La décision d'engager l'isolation par l'intérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Point de vigilance financier à Sannes : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 1 090 € à 2 180 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Sannes, l'ITI en absorbe environ 27 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 4 905 € à 8 720 € selon la catégorie de ressources.