Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Sanilhac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : 275 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Le Grand Périgueux, 1 109 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 53 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sanilhac, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Sanilhac, sur une base de 110 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 872 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 19 184 000 € à 39 240 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Qui décide, et donc qui finance : 76 % de propriétaires occupants à Sanilhac, soit environ 1 584 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Sanilhac : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 29 212 000 € TTC à Sanilhac supporte 1 522 900 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Une moyenne de 2.27 personne(s) par logement à Sanilhac : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Point de vigilance financier à Sanilhac : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 921 200 € à 5 842 400 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Sanilhac correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.