Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Salles, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale à Salles. On relève 82 % de propriétaires occupants, 95 % de maisons individuelles, 191 habitants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Salles est crédible.
Sur le cas type retenu à Salles — 105 m² en zone H2c — un programme voté en assemblée générale porte sur environ 15 lot principal. Au prix de marché observé, 9 000 à 24 000 € par lot principal, le poste ressort entre 135 000 € et 360 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
La logistique dépend de la densité : 191 habitants pour 94 résidences principales à Salles. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à un programme voté en assemblée générale, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, un programme voté en assemblée générale facturé 247 500 € TTC à Salles supporte 12 903 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 247 500 € pour un programme voté en assemblée générale à Salles, soit 12 375 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Structure du parc de Salles : 95 % de maisons individuelles, soit environ 89 logements sur 94 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour un programme voté en assemblée générale, le poids réel de le calendrier de convocation et la majorité applicable dans les projets déposés.
Trois pièces décident du versement à Salles : le devis portant un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle, l'attestation RGE de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et la levée des réserves lot par lot. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La part de propriétaires occupants — 82 % à Salles — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 77 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.