Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Sallanches le montrent nettement. On relève 2.06 personne(s) par logement, 27 % de maisons individuelles, 17 319 habitants, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sallanches est crédible.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 3 296 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 39 % du parc, 486 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Pays du Mont-Blanc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sallanches, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 4 086 DPE publiés par l'ADEME à Sallanches, soit 486 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 623 700 € à 1 247 400 € à Sallanches, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Trois pièces décident du versement à Sallanches : le devis portant un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle, l'attestation RGE de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et la levée des réserves lot par lot. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Mix de chauffage à Sallanches : 48 % d'électricité, 32 % de gaz, 7 % de fioul, 2 % de bois et 11 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de un programme voté en assemblée générale : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le choix du scénario change l'assiette : à Sallanches, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 6 237 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Solde du dossier à Sallanches : la pièce déterminante est la levée des réserves lot par lot. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Sallanches, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de un programme voté en assemblée générale et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.