Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 22 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC des Portes de la Thiérache, 172 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Sainte-Geneviève, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.52 personne(s) par résidence principale à Sainte-Geneviève, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que l'isolation du plancher bas doit être dimensionné.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Sainte-Geneviève. Le plancher bas pesant environ 2 900 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 5 DPE publiés par l'ADEME à Sainte-Geneviève, soit 172 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.
Amortissement à Sainte-Geneviève : le poste de 2 900 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 145 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le parc local commande la faisabilité : sur 29 résidences principales, on estime 28 maisons individuelles (97 %) à Sainte-Geneviève. La hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation du plancher bas.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 290 € à 580 € à Sainte-Geneviève, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Qui décide, et donc qui finance : 77 % de propriétaires occupants à Sainte-Geneviève, soit environ 22 logements. Pour l'isolation du plancher bas, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.