Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Saint-Vincent-sur-Jard, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Nous raisonnons à Saint-Vincent-sur-Jard sur un logement de 105 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
En cas de contrôle sur site à Saint-Vincent-sur-Jard : la mention de une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) sur le devis, la qualification RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Trésorerie du projet à Saint-Vincent-sur-Jard : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle auxquels le bâti ancien participe.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 57 % du montant plafonné retenu à Saint-Vincent-sur-Jard. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 096 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 179 €.
Exigence opposable à Saint-Vincent-sur-Jard : une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Qui décide, et donc qui finance : 82 % de propriétaires occupants à Saint-Vincent-sur-Jard, soit environ 700 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Saint-Vincent-sur-Jard relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Combien de m² de mur en pierre ou pan de bois exactement ? À Saint-Vincent-sur-Jard, le logement de référence de 105 m² situé en zone H2b en compte environ 116 pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. La dépense attendue s'établit dès lors entre 15 080 € et 30 160 € TTC (130–260 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.