Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Saint-Vincent-de-Tyrosse, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Saint-Vincent-de-Tyrosse, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 4 033 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CC Maremne Adour Côte Sud, 8 014 habitants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Vincent-de-Tyrosse est crédible.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 880 DPE publiés par l'ADEME à Saint-Vincent-de-Tyrosse, soit 466 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Trésorerie du projet à Saint-Vincent-de-Tyrosse : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 42 779 500 € TTC à Saint-Vincent-de-Tyrosse, cela correspond à environ 2 230 211 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Vincent-de-Tyrosse, sur une base de 105 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 1 277 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 28 094 000 € à 57 465 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 4 277 950 € à 8 555 900 € à Saint-Vincent-de-Tyrosse, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Saint-Vincent-de-Tyrosse est rattachée à CC Maremne Adour Côte Sud. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la remise à niveau d'un logement mis en location et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Sur la facture, ce poste vaut 1 015 € à 1 523 € par an à Saint-Vincent-de-Tyrosse : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 14 182 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.