La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 376 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de Bordeaux Métropole, 434 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Vincent-de-Paul, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La proportion de maisons individuelles mesure le gisement réel de façades traitables par l'extérieur, et les données de Saint-Vincent-de-Paul le montrent nettement. On relève 1 067 habitants, un rattachement intercommunal à Bordeaux Métropole, 410 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Vincent-de-Paul est crédible.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'isolation thermique par l'extérieur à Saint-Vincent-de-Paul est R ≥ 3,7 m².K/W sur mur. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Saint-Vincent-de-Paul correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation thermique par l'extérieur rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 178 DPE publiés par l'ADEME à Saint-Vincent-de-Paul, soit 434 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un façadier RGE, dont l'intervention sur l'isolation thermique par l'extérieur dure quatre à sept semaines.
La part de propriétaires occupants — 73 % à Saint-Vincent-de-Paul — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation thermique par l'extérieur, soit environ 299 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Vincent-de-Paul, sur une base de 115 m² en zone H2c, l'isolation thermique par l'extérieur représente de l'ordre de 132 m² de façade. Multiplié par un prix unitaire de 150 à 230 €, on obtient une fourchette de 19 800 € à 30 360 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 508 € à 5 016 € sur le chiffrage retenu à Saint-Vincent-de-Paul — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le choix du scénario change l'assiette : à Saint-Vincent-de-Paul, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITE chiffré autour de 25 080 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.