La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Saint-Sulpice le montrent nettement. On relève 2.65 personne(s) par logement, 98 résidences principales recensées, 260 habitants, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Sulpice est crédible.
La lecture du parc complète l'analyse : environ 86 logements occupés par leur propriétaire, 184 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 96 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Sulpice, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 128 650 € à 257 300 € à Saint-Sulpice, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Saint-Sulpice en zone H1c, cela représente entre 13 500 et 19 500 kWh évités par an, soit 1 450 € à 2 094 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le parc local commande la faisabilité : sur 98 résidences principales, on estime 96 maisons individuelles (98 %) à Saint-Sulpice. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Sur le cas type retenu à Saint-Sulpice — 120 m² en zone H1c — la sortie d'une étiquette F ou G porte sur environ 31 logement classé F ou G. Au prix de marché observé, 28 000 à 55 000 € par logement classé F ou G, le poste ressort entre 868 000 € et 1 705 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Saint-Sulpice relève de la zone H1c, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Trois pièces décident du versement à Saint-Sulpice : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le solde se finance : à Saint-Sulpice, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 770 € d'économie annuelle attendue.