Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Saint-Sauveur, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Saint-Sauveur. On relève 243 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à CC du Pays de Luxeuil, 831 résidences principales recensées, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Sauveur est crédible.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 292 DPE pour 1 000 résidences principales à Saint-Sauveur (243 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Saint-Sauveur. Le logement loué pesant environ 10 452 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Saint-Sauveur, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Amortissement à Saint-Sauveur : le poste de 10 452 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 522 600 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Sauveur, sur une base de 110 m² en zone H1c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 312 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 6 864 000 € à 14 040 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Saint-Sauveur, la part de maisons atteint 84 % du parc (701 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Sur la facture, ce poste vaut 1 179 € à 1 769 € par an à Saint-Sauveur : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 16 473 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1c.