Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « sortie passoire thermique à Saint-Sauveur », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 163 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Serre-Ponçon, de l'ordre de 158 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Sauveur, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Saint-Sauveur : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la sortie d'une étiquette F ou G. À Saint-Sauveur, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Trésorerie du projet à Saint-Sauveur : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Sauveur, sur une base de 110 m² en zone H3, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 52 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 456 000 € à 2 860 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le parc local commande la faisabilité : sur 222 résidences principales, on estime 158 maisons individuelles (71 %) à Saint-Sauveur. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Sauveur, en zone H3, cela ramène 9 655 à 13 945 kWh par an, valorisés 1 037 € à 1 498 € au tarif conventionnel 2026.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 215 800 € à 431 600 € sur le chiffrage retenu à Saint-Sauveur — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.