Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Saint-Pierre-la-Bruyère, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « isolation par l'extérieur à Saint-Pierre-la-Bruyère », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le choix du scénario change l'assiette : à Saint-Pierre-la-Bruyère, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITE chiffré autour de 23 940 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Pierre-la-Bruyère, sur une base de 110 m² en zone H1a, l'isolation thermique par l'extérieur représente de l'ordre de 126 m² de façade. Multiplié par un prix unitaire de 150 à 230 €, on obtient une fourchette de 18 900 € à 28 980 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 394 € à 4 788 € à Saint-Pierre-la-Bruyère, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.32 personne(s) par logement en moyenne à Saint-Pierre-la-Bruyère, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². L'isolation thermique par l'extérieur se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 148 DPE pour 1 000 résidences principales à Saint-Pierre-la-Bruyère (27 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un façadier RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation thermique par l'extérieur.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation thermique par l'extérieur traite 20 à 30 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Pierre-la-Bruyère, en zone H1a, cela ramène 5 491 à 8 236 kWh par an, valorisés 590 € à 885 € au tarif conventionnel 2026.
Planning réaliste à Saint-Pierre-la-Bruyère : quatre à sept semaines d'intervention pour un façadier RGE sur l'isolation thermique par l'extérieur. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.