Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Saint-Pierre-du-Perray, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 1 988 logements collectifs à Saint-Pierre-du-Perray (44 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Environ 3 423 logements à Saint-Pierre-du-Perray restent chauffés par une énergie fossile (76 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
6 % des logements diagnostiqués à Saint-Pierre-du-Perray sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 38 % de bailleurs dans le parc à Saint-Pierre-du-Perray, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Saint-Pierre-du-Perray et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.