Sur le volet ressources : pour « isolation plancher bas à Saint-Père », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 117 logements occupés par leur propriétaire, 442 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Avallon, Vézelay, Morvan. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Père, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Exigence opposable à Saint-Père : R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation du plancher bas qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le parc local commande la faisabilité : sur 156 résidences principales, on estime 156 maisons individuelles (100 %) à Saint-Père. La hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation du plancher bas.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 250 € à 500 € sur le chiffrage retenu à Saint-Père — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Saint-Père compte 289 habitants et 156 logements principaux. Pour l'isolation du plancher bas, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1c applicable à Saint-Père correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation du plancher bas rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 6 % du plafond applicable à Saint-Père pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 2 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 125 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Trésorerie du projet à Saint-Père : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.