Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Saint-Paul, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Saint-Paul. On relève 2.07 personne(s) par logement, 232 habitants, un rattachement intercommunal à CA Tulle Agglo, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Paul est crédible.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Saint-Paul : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Amortissement à Saint-Paul : le poste de 1 742 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 87 100 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 232 DPE pour 1 000 résidences principales à Saint-Paul (26 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Corrèze. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Saint-Paul, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Saint-Paul, le logement loué en absorbe environ 4355 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Saint-Paul, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Une moyenne de 2.07 personne(s) par logement à Saint-Paul : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.