Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Saint-Nazaire, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H2b. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Saint-Nazaire autour de 22 265 logements, soit 59 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 62 % à Saint-Nazaire — de l'ordre de 23 167 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 10 % des DPE à Saint-Nazaire — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 52 % de bailleurs dans le parc à Saint-Nazaire, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est remplacement de la chaufferie collective gaz/fioul par une PAC air-eau collective ou un raccordement RCU, appliquée au parc à Saint-Nazaire et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.