Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Saint-Maurice, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 952 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Grand Langres, de l'ordre de 53 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Maurice, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Qui décide, et donc qui finance : 80 % de propriétaires occupants à Saint-Maurice, soit environ 49 logements. Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Saint-Maurice, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 550 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : un programme voté en assemblée générale traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Maurice, en zone H1b, cela ramène 9 164 à 14 400 kWh par an, valorisés 984 € à 1 547 € au tarif conventionnel 2026.
L'écart entre profils est considérable à Saint-Maurice : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un programme voté en assemblée générale, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le parc local commande la faisabilité : sur 62 résidences principales, on estime 53 maisons individuelles (86 %) à Saint-Maurice. Le calendrier de convocation et la majorité applicable y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour un programme voté en assemblée générale.
Le choix du scénario change l'assiette : à Saint-Maurice, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 198 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Saint-Maurice, en zone H1b, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de un programme voté en assemblée générale et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.