La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Saint-Laurent-en-Caux le montrent nettement. On relève 326 résidences principales recensées, 2.17 personne(s) par logement, 56 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Laurent-en-Caux est crédible.
Reste la question du taux applicable : pour « sortie passoire thermique à Saint-Laurent-en-Caux », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 257 300 € à 514 600 € à Saint-Laurent-en-Caux, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la sortie d'une étiquette F ou G à Saint-Laurent-en-Caux est l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Saint-Laurent-en-Caux correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 2 573 000 € TTC à Saint-Laurent-en-Caux, cela correspond à environ 134 137 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le choix du scénario change l'assiette : à Saint-Laurent-en-Caux, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 2 573 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Trois pièces décident du versement à Saint-Laurent-en-Caux : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Saint-Laurent-en-Caux est rattachée à CC Plateau de Caux. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la sortie d'une étiquette F ou G et signalent les dispositifs locaux cumulables.