La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Saint-Laurent-Blangy. On relève environ 2 045 logements chauffés au gaz ou au fioul, 1 737 diagnostics publiés par l'ADEME, 3 132 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Laurent-Blangy est crédible.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Saint-Laurent-Blangy, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Énergie de chauffage en place : 65 % du parc reste au gaz ou au fioul à Saint-Laurent-Blangy, soit près de 2 045 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la remise à niveau d'un logement mis en location, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Trois pièces décident du versement à Saint-Laurent-Blangy : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Une moyenne de 2.06 personne(s) par logement à Saint-Laurent-Blangy : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Saint-Laurent-Blangy correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La part de propriétaires occupants — 50 % à Saint-Laurent-Blangy — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 1 553 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 737 DPE publiés par l'ADEME à Saint-Laurent-Blangy, soit 555 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Laurent-Blangy, sur une base de 105 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 814 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 17 908 000 € à 36 630 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.