Reste le financement du solde : sur le cas type à Saint-Julien-de-Concelles, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Saint-Julien-de-Concelles le montrent nettement. On relève 91 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC Sèvre et Loire, 7 883 habitants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Julien-de-Concelles est crédible.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 477 € à 4 953 € à Saint-Julien-de-Concelles, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
L'écart entre profils est considérable à Saint-Julien-de-Concelles : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Qui décide, et donc qui finance : 81 % de propriétaires occupants à Saint-Julien-de-Concelles, soit environ 2 583 logements. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La structure énergétique locale (38 % gaz, 5 % fioul, 4 % réseau de chaleur à Saint-Julien-de-Concelles) explique pourquoi la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Julien-de-Concelles, en zone H2b, cela ramène 9 036 à 14 200 kWh par an, valorisés 971 € à 1 525 € au tarif conventionnel 2026.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Julien-de-Concelles, sur une base de 115 m² en zone H2b, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 127 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 16 510 € à 33 020 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
En cas de contrôle sur site à Saint-Julien-de-Concelles : la mention de une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) sur le devis, la qualification RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.