La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Saint-Jean-de-Lier le montrent nettement. On relève 2.41 personne(s) par logement, 405 habitants, 81 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Jean-de-Lier est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « sortie passoire thermique à Saint-Jean-de-Lier », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Une moyenne de 2.41 personne(s) par logement à Saint-Jean-de-Lier : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Jean-de-Lier, en zone H2c, cela ramène 11 618 à 16 782 kWh par an, valorisés 1 248 € à 1 802 € au tarif conventionnel 2026.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 232 400 € à 464 800 € sur le chiffrage retenu à Saint-Jean-de-Lier — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
À l'échelle intercommunale, à Saint-Jean-de-Lier relève de CC Terres de Chalosse. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la sortie d'une étiquette F ou G et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Structure du parc de Saint-Jean-de-Lier : 97 % de maisons individuelles, soit environ 163 logements sur 168 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la sortie d'une étiquette F ou G, le poids réel de le calendrier locatif et la date d'effet du bail dans les projets déposés.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Jean-de-Lier, sur une base de 115 m² en zone H2c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 56 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 568 000 € à 3 080 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Trois pièces décident du versement à Saint-Jean-de-Lier : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.