À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : environ 41 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 49 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Marche Occitane - Val d'Anglin. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Gilles, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Saint-Gilles », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
À la réception à Saint-Gilles, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Gilles, en zone H1b, cela ramène 10 036 à 15 055 kWh par an, valorisés 1 078 € à 1 617 € au tarif conventionnel 2026.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Saint-Gilles suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 770 500 € revient à 38 525 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 77 050 € à 154 100 € à Saint-Gilles, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 22 DPE publiés par l'ADEME à Saint-Gilles, soit 440 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Saint-Gilles, la part de maisons atteint 98 % du parc (49 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Saint-Gilles, le logement de référence de 100 m² situé en zone H1b en compte environ 23 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 506 000 € et 1 035 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.