La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Saint-Fréjoux. On relève 17 diagnostics publiés par l'ADEME, 84 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC Haute-Corrèze Communauté, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Fréjoux est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Saint-Fréjoux, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Exigence opposable à Saint-Fréjoux : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Fréjoux, sur une base de 105 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 57 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 1 254 000 € à 2 565 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Saint-Fréjoux, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Structure du parc de Saint-Fréjoux : 93 % de maisons individuelles, soit environ 120 logements sur 129 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Statut d'occupation à Saint-Fréjoux : 108 logements occupés par leur propriétaire, soit 84 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Saint-Fréjoux : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la remise à niveau d'un logement mis en location ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 190 950 € à 381 900 € sur le chiffrage retenu à Saint-Fréjoux — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.