Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 133 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 159 maisons individuelles, 273 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Saint-Christophe, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 2.07 personne(s) par logement, 161 résidences principales recensées, 99 % de maisons individuelles, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Christophe est crédible.
Base ADEME : 44 diagnostics enregistrés à Saint-Christophe, soit un taux de 273 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 2 445 500 € TTC à Saint-Christophe supporte 127 491 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Saint-Christophe, en zone H2c, cela ramène 9 455 à 14 182 kWh par an, valorisés 1 015 € à 1 523 € au tarif conventionnel 2026.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Saint-Christophe, sur une base de 105 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 73 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 1 606 000 € à 3 285 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le solde se finance : à Saint-Christophe, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 400 € d'économie annuelle attendue.
Dans l'ordonnancement du chantier à Saint-Christophe, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Saint-Christophe. Le logement loué pesant environ 2 445 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.