La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Saint-Antoine le montrent nettement. On relève 80 % de propriétaires occupants, 194 habitants, 88 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Saint-Antoine est crédible.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Saint-Antoine, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 306 500 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Saint-Antoine, soit 65 325 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Saint-Antoine. Le logement loué pesant environ 1 306 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Saint-Antoine correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Gers. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Saint-Antoine, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Qui décide, et donc qui finance : 80 % de propriétaires occupants à Saint-Antoine, soit environ 70 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
À la réception à Saint-Antoine, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Saint-Antoine : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.