Nous raisonnons à Saint-André-de-la-Roche sur un logement de 115 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 300 kWh par an, soit près de 1 320 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Saint-André-de-la-Roche, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La structure énergétique locale (13 % gaz, 2 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Saint-André-de-la-Roche) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.43 personne(s) par logement en moyenne à Saint-André-de-la-Roche, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Saint-André-de-la-Roche, le logement de référence de 115 m² situé en zone H3 en compte environ 490 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 10 780 000 € et 22 050 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 41038 % du montant plafonné retenu à Saint-André-de-la-Roche. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Saint-André-de-la-Roche suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 16 415 000 € revient à 820 750 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 427 résidences principales, on estime 781 maisons individuelles (32 %) à Saint-André-de-la-Roche. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Trois pièces décident du versement à Saint-André-de-la-Roche : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.