à Sailly-Laurette, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 41 diagnostics publiés par l'ADEME, 98 % de maisons individuelles, 126 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Sailly-Laurette est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Sailly-Laurette, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 194 300 € à 388 600 € à Sailly-Laurette, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Planning réaliste à Sailly-Laurette : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Amortissement à Sailly-Laurette : le poste de 1 943 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 97 150 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ne signez rien avant l'accord : sur la remise à niveau d'un logement mis en location à Sailly-Laurette, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
L'écart entre profils est considérable à Sailly-Laurette : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La part de propriétaires occupants — 86 % à Sailly-Laurette — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 109 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le solde se finance : à Sailly-Laurette, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 770 € d'économie annuelle attendue.