Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 276 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Pays d'Apt-Luberon, 353 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Rustrel, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Rustrel relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation du plancher bas s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Qui décide, et donc qui finance : 71 % de propriétaires occupants à Rustrel, soit environ 233 logements. Pour l'isolation du plancher bas, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 115 DPE publiés par l'ADEME à Rustrel, soit 353 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Rustrel, en zone H3, cela ramène 1 438 à 2 465 kWh par an, valorisés 154 € à 265 € au tarif conventionnel 2026.
Rapporté au plan de financement, le plancher bas représente de l'ordre de 7 % du montant plafonné retenu à Rustrel. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 120 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 193 €.
Trésorerie du projet à Rustrel : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation du plancher bas à Rustrel suppose R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 650 € revient à 133 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.