Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Rungis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Rungis, sur une base de 110 m² en zone H1a, la pose d'une ventilation mécanique représente de l'ordre de 4 bouche d'extraction. Multiplié par un prix unitaire de 900 à 1 800 €, on obtient une fourchette de 3 600 € à 7 200 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
En cas de contrôle sur site à Rungis : la mention de un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux sur le devis, la qualification RGE de un ventiliste RGE, et la mesure des débits bouche par bouche. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la pose d'une ventilation mécanique facturé 5 400 € TTC à Rungis supporte 282 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le parc local commande la faisabilité : sur 2 450 résidences principales, on estime 953 maisons individuelles (39 %) à Rungis. Le passage des gaines et leur isolation en volume froid y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la pose d'une ventilation mécanique.
L'écart entre profils est considérable à Rungis : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la pose d'une ventilation mécanique, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 € sur le chiffrage retenu à Rungis — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Guichet compétent : Métropole du Grand Paris, dont dépend le territoire à Rungis. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la pose d'une ventilation mécanique — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.