à Ruffiac, le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale. On relève 96 % de maisons individuelles, 654 résidences principales recensées, 150 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Ruffiac est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 150 DPE publiés par l'ADEME à Ruffiac, soit 229 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 173 250 € à 346 500 € à Ruffiac, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La part de propriétaires occupants — 80 % à Ruffiac — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 521 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.17 personne(s) par logement en moyenne à Ruffiac, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². Un programme voté en assemblée générale se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Planning réaliste à Ruffiac : dix-huit à trente mois, études comprises d'intervention pour un maître d'œuvre mandaté par le syndicat sur un programme voté en assemblée générale. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Ruffiac : que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle figure au devis, que un maître d'œuvre mandaté par le syndicat soit qualifié RGE à la date de signature, et que la levée des réserves lot par lot soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 732 500 € pour un programme voté en assemblée générale à Ruffiac, soit 86 625 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.