Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Ruan-sur-Egvonne, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CC du Perche et Haut Vendômois, de l'ordre de 34 maisons individuelles, 371 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Ruan-sur-Egvonne, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Ruan-sur-Egvonne, l'éco-PTZ en absorbe environ 15 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 2 700 € à 4 800 € selon la catégorie de ressources.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour le financement du reste à charge par éco-prêt à Ruan-sur-Egvonne, élargir la consultation à l'ensemble du département (Loir-et-Cher) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Point de vigilance financier à Ruan-sur-Egvonne : un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 600 € à 1 200 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 371 DPE pour 1 000 résidences principales à Ruan-sur-Egvonne (13 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de une banque partenaire du dispositif et donc la date de démarrage possible pour le financement du reste à charge par éco-prêt.
Trésorerie du projet à Ruan-sur-Egvonne : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle auxquels l'éco-PTZ participe.
La part de propriétaires occupants — 77 % à Ruan-sur-Egvonne — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur le financement du reste à charge par éco-prêt, soit environ 27 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le choix du scénario change l'assiette : à Ruan-sur-Egvonne, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'éco-PTZ chiffré autour de 6 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.