Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Routot, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Routot. On relève 277 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.32 personne(s) par logement, 1 648 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Routot est crédible.
Structure du parc de Routot : 94 % de maisons individuelles, soit environ 664 logements sur 709 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la sortie d'une étiquette F ou G, le poids réel de le calendrier locatif et la date d'effet du bail dans les projets déposés.
À l'échelle intercommunale, à Routot relève de CC de Pont-Audemer / Val de Risle. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la sortie d'une étiquette F ou G et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Routot correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Routot. La sortie de passoire pesant environ 2 739 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Routot suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 739 000 € revient à 136 950 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Routot, sur une base de 110 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 66 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 848 000 € à 3 630 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Contexte urbain à Routot : 709 résidences principales pour 1 648 habitants. Sur la sortie d'une étiquette F ou G, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.